ERF Détective Privé - Enquêtes - Recherches - Filatures - Paris
CHAMPAGNE-ARDENNES


CHAMPAGNE-ARDENNES


Nous avons un agence à REIMS pour couvrir toute la région Champagne Ardennes :

AGENCE ERF Détective Privé

9, rue André Pingat

51100 REIMS

Devis sur simple appel : 06 62 16 99 54 ou par mail : contact@erf-detective-prive.fr

Nous avons un autorisation CNAPS pour cette agence numéro AUT-051-2113-04-10-20140380463, délivrée par le Président de la Commission Interrégionale d'agrément et de contrôle Est. 

Particuliers :

  • Vérification d'emploi du temps en matière conjugale (filature, surveillance, doute sur la fidélité d'un conjoint, preuves dans le cadre d'une instance en divorce).
  • Contrôle des fréquentations d'un enfant mineur (drogue, alcool, mauvaises influences de l'entourage, garde de l'enfant).
  • Enquête pré-maritale.
  • Filature et surveillance.
  • Recueil de témoignages.
  • Revalorisation d'une prestation compensatoire et d'une pension alimentaire par une vérification de l'existence d'une activité professionnelle.
  • Contre-enquête pénale.
  • Recherche d'une personne disparue.
  • Enquête de solvabilité (biens immobiliers, employeur, etc..).

 

Entreprises :

  • Vols en entreprises, démarque inconnue.
  • Salarié en arrêt maladie frauduleux, accident du travail, absentéisme.
  • Filature, surveillance et infiltration.   
  • Escroquerie, coulage de marchandise.
  • Actes de concurrence déloyale par un collaborateur.
  • Contrefaçon de marque, vol de brevets, détournement de clientèle.
  • Contrôle d'emploi du temps.

 

La présence de l'agence ERF détective privé sur la région Champagne-Ardennes permet d'intervenir dans les villes suivantes : Reims, Troyes, Eperney.

 

A LIRE UN ARTICLE DE PRESSE DE L'UNION SUR LA PROFESSION DE DETECTIVE PRIVE

 

REMS (51). Moins d’affaires d’adultères et beaucoup d’enquêtes pour les entreprises privées. Le métier « d’agent de recherches » a évolué depuis qu’il est mieux cadré. La preuve avec trois Sherlock des temps modernes.

 

 


Les détectives privés ne peuvent prendre des photos que sur la voie publique. Pas question donc, d’immortaliser un adultère ou un emploi illégal dans un appartement. 

Photos Chrisitian Lantenois

 

 

 

Depuis que Vidocq fonda en 1833 la première agence de détectives privés, cette profession n’a eu de cesse d’alimenter mystères et fantasmes. Littérature et cinéma, en créant les Philip Marlow, Sherlock Holmes ou Nestor Burma, en ont fait une figure familière de l’imaginaire populaire. Le « privé » passe ses nuits en « planque » dans une voiture, conserve toujours sa bouteille de whisky sur son bureau, ne sort que rarement sans son imper gris, son borsalino et sa loupe. Mais au-delà de ces clichés tenaces, quelle sont les réalités des détectives, désormais rebaptisés « agents de recherches », en 2014 ? Quelle est aujourd’hui la variété de leurs champs d’intervention, au-delà des sempiternelles histoires d’adultères ? Réponses avec trois limiers basés dans le département, rencontrés à partir des pages jaunes.

Préférant l’ombre à la lumière ou craignant les simplifications de presse, tous ont souhaité témoigner anonymement. Appelons-les Pierre, Jean et Rémi. Les deux premiers, respectivement âgés de 60 et 50 ans, sont des anciens officiers de police. Le troisième, 52 ans, avait commencé sa vie professionnelle dans l’armée.

Depuis cinq ans qu’il est devenu agent de recherche, Jean travaille seul. Comment se répartit son activité ? « 25 %, ce sont des affaires liées à un divorce car je vous rappelle que la notion de faute existe toujours dans le code civil ; deux tiers des dossiers sont liés au monde de l’entreprise : derrière le terme générique de l’employé indélicat, il y a celui qui vole son employeur, qui contribue à une concurrence déloyale, qui travaille au noir, qui fraude la Sécu, qui prend un peu trop d’arrêts-maladie, etc ; enfin, le reste est difficilement classable : affaire à caractère pénal voire criminel, disparition inquiétante, etc. »

 

« Nos activités sont beaucoup plus réglementées qu’avant »

À la tête d’une entreprise d’agents de recherches exerçant dans le nord-est du pays, Rémi ne dit pas autre chose : « C’est vrai qu’on travaille de plus en plus pour l’entreprise. Chez nous, on en fait 75 %. Le reste, ce sont des affaires de particuliers mais aussi ce qu’on appelle en gros l’intelligence économique, c’est-à-dire qu’à la demande d’une entreprise, on fait de la recherche chez ses concurrents. » Enfin, Pierre, reconverti depuis sept ans, s’est quant à lui spécialisé dans la fraude aux assurances, ne travaillant que pour « trois-quatre clients, tous des assureurs. » Bien sûr, il taira leur nom.

Sur les méthodes, chacun gardera ses petits secrets. Jean rappelle néanmoins une évidence :« On a une habilitation pour faire notre métier mais on n’a théoriquement pas plus de droits qu’un citoyen lambda. » Oui, ces gens-là effectuent des filatures, des « planques » et prennent des photos de leur cible « mais uniquement dans l’espace public »« Je recueille des témoignages, je fais des constatations, des prélèvements, je fais appel à des techniciens spécialisés dans certains domaines. Au final, je fais des rapports qui ont une valeur juridique dans lesquels j’essaie de déterminer les responsabilités », détaille à son tour Pierre.

« La finalité de l’agent de recherches reste la même que celle de l’officier de police judiciaire », assure Jean. Pas de balises collées sous les voitures, pas de hacking informatique, pas de« barbouzeries » d’espion. « Pour ces boulots, je suppose qu’il y a des officines spécialisées », rit Rémi. Jean précise : « On n’a pas à faire tout et n’importe quoi. Nos activités sont beaucoup plus réglementées qu’avant (voir par ailleurs), il n’y a presque plus de branques. Celui qui viole tous les mois le respect de la vie privée ne fera pas une logue carrière, c’est évident. La profession s’est assainie et je considère qu’on a globalement gagné en respectabilité. »

Les croyances véhiculées par la profession peuvent également s’interpréter à travers le prisme des sollicitations farfelues qui arrivent parfois jusqu’à leur bureau. « Le grand classique, sourit Rémi, c’est Je veux revoir une fille rencontrée dans le train, elle s’appelle Bernadette.  Sans compter que lorsqu’on veut revoir quelqu’un, ce n’est pas forcément pour être gentil… »D’autres requêtes sont purement illégales : « J’ai vu aussi le mec ni marié ni pacsé et qui se fait plaquer et qui veut savoir avec qui est partie son ex, se souvient Jean. Là, je dois expliquer qu’il n’y a pas matière juridique à enquêter. Nous ne devons pas être l’homme de main du client. » Rémi complète : « Et j’ai aussi eu l’employeur qui voulait savoir comment vivait un de ses employés, un délégué syndical par exemple, pour avoir un moyen de pression sur lui. Là, bien sûr, je refuse. En règle générale, on doit faire très attention à tout ce qui est manipulation, notre matière est quand même souvent sensible. »

En corollaire, chacun insiste sur le volet « social » dans la relation avec le client, « souvent dans le désarroi au moment de venir nous voir »« Mais, ajoute Rémi, si on racontait toujours au client ce qu’il veut entendre, notre profession n’existerait plus depuis longtemps. Et bien sûr, j’évite de m’impliquer émotionnellement. » Toutefois, le soupçon du client, qu’il soit conjoint ou employeur, se révèle souvent fondé : à « 90 % », selon Jean, « 80 % » pour Rémi.

Au rayon des découvertes enregistrées au cours des ans : la coiffeuse qui accumule les arrêts-maladie pour s’en aller coiffer à domicile les clients du salon de coiffure où elle travaillait ; l’ouvrier en arrêt-maladie et qui en réalité « travaille au black pour financer des vacances, rembourser des dettes ou faire des cadeaux à des femmes »  ; le cadre qui quitte son entreprise« en emportant le fichier grands comptes compilant les plus précieux clients de son ancien employeur ». Lorsqu’il est avéré, le soupçon initial du client a, malgré les conclusions de l’enquête menée, du mal à se dissiper : « Là, récemment j’ai eu l’histoire de l’épouse persuadée que son mari la trompe. On enquête, on enquête et rien, le gars passait ses soirées à jouer au billard avec ses copains en buvant quelques verres. Mais la femme avait du mal à entendre cette réalité, nous disait qu’on avait mal fait notre travail. »

Parmi les requêtes plus « contemporaines », Rémi souligne « les demandes d’enquête avant-mariage, en hausse avec les rencontres qui se multiplient sur internet. On vient nous voir et on nous demande : Est-ce qu’il est aussi bien qu’il le prétend ? Ce sont souvent des personnes âgées qui se méfient… Et parfois, ils avaient bien raison de se méfier : il existe des professionnels de l’abus de faiblesse ou de personne vulnérable. »

Pour le reste, nos trois interlocuteurs, jamais pris en flagrant délit de cynisme, assurent être confrontés à « toutes les couches sociales ». « Jeune ou retraité, homme ou femme, riche ou pauvre : notre clientèle est très variée. » Sur cette ultime distinction, signalons tout de même leurs tarifs horaires : « Entre 70 et 80 euros, et ça dépend du nombre de personnels qu’on va mettre », explique Rémi ;